Réalisé à l'origine en 1794, ce portrait représente l'acteur Segawa Kikujurō III incarnant Oshizu, épouse de Tanabe Bunzō, dans une pièce du théâtre kabuki. Tōshūsai Sharaku révolutionna l'estampe japonaise en abandonnant les portraits idéalisés pour saisir la personnalité et les émotions des acteurs avec une intensité inédite. Cette réédition artisanale japonaise respecte fidèlement l'œuvre originale grâce à une gravure sur bois traditionnelle réalisée sur papier washi. L'impression de grande qualité met en valeur les noirs profonds, les lignes raffinées et les couleurs délicates caractéristiques des meilleures éditions contemporaines.
Ses œuvres se distinguent par leur réalisme, leur expressivité et leur représentation intense des visages, capturant les émotions et les traits exagérés des acteurs dans des poses théâtrales.
Contrairement à d'autres artistes ukiyo-e qui idéalisent leurs sujets, Sharaku mettait en avant les aspects humains, parfois grotesques, de ses personnages, ce qui a pu contribuer à son manque de popularité à son époque.
Après environ dix mois d'activité et environ 140 estampes produites, Sharaku disparaît brusquement, laissant place à de nombreuses spéculations sur son identité et les raisons de sa disparition. Aujourd'hui, son travail est célébré comme l'un des sommets de l'art ukiyo-e et reste très influent dans l'histoire de l'art japonais.